lunes, 12 de febrero de 2018

Comment choisir sa carte mémoire et la garder

Choisir sa carte mémoire (et la garder)




Tous les photographes se sont un jour posé la question de la carte mémoirequ’ils devaient choisir : quelle capacité, quelle vitesse, quelle marque, … D’autant plus que les prix variant de 10€ à plusieurs centaines, et les hiéroglyphes inscrits sur les cartes ne vous aident pas du tout dans votre choix. Je vais donc vous aider à bien choisir, cet article se voulant la pierre de Rosette des cartes mémoires !
Je vais donc commencer par vous aider dans le plus important : le choix. Vous aurez même des tableaux récapitulatifs, que vous pourrez télécharger sous la forme d’un pdf à la fin de l’article, pour emmener dans les magasins si besoin. Mais après le choix, je vous donnerai aussi quelques conseils pour garder vos cartes mémoire longtemps, en faire un bon usage et ne pas perdre vos photos. Parce que faire un achat malin c’est bien, mais faire un achat heureux c’est mieux !
(mon niveau en slogan est exceptionnel je sais, je suis le mentor de Jacques Séguéla en vrai 😛 )

Choisir sa carte mémoire

Le format

Une carte Cf et une carte SD lexar sandisk
Une carte Cf et une carte SD
Aujourd’hui, il existe principalement 2 types de cartes utilisées sur les appareils photo : les CF (Compact Flash) et les SD (Secure Digital).
Les cartes CF sont les plus rapides et performantes, bien qu’elles soient un peu encombrantes. Elles sont majoritairement utilisées sur les reflex hauts de gamme et pros, en raison de leurs performances encore nettement au-dessus des SD (bien que l’écart tende à se réduire).
Les cartes SD sont plus petites, mais moins performantes que les cartes CF. Seules les cartes très hauts de gamme peuvent se rapprocher des CF. Ce sont de loin les plus répandues, surtout pour leur compacité. Elles sont présentes dans tous les compacts, bridges, hybrides et reflex d’entrée/milieu de gamme. Vous verrez SDHC et SDXC, ce qui sont des signes de capacité : SD pour une capacité inférieure ou égale à 2GoSDHC pour une capacité entre 4 et 32Go, et SDXC pour plus de 32Go.
Ça valait la peine d’être précisé, mais de toute façon le format de carte dépend de votre appareil photo, donc là-dessus vous n’aurez pas beaucoup de choix.

La capacité

C’est la première question qu’on se pose en choisissant une carte : de quelle capacité la choisir pour ne pas être trop limité en nombre de photos, sans non plus dépenser plus d’argent que nécessaire ?
Tout va bien sûr dépendre de la taille des fichiers produits par votre appareil photo, mais aussi de votre usage : combien de photos prenez-vous, et avez-vous la possibilité de copier les photos sur votre ordinateur régulièrement ?
Ainsi, en concert je n’ai pas forcément besoin de si grosses cartes mémoires, car même si mes boîtiers produisent des fichiers relativement gros (un peu moins de 30Mo pour le 5D Mk III), je ne fais pas 1000 photos lors d’un concert (heureusement), et quand j’arrive au concert suivant j’ai bien sûr eu le temps de copier mes images sur mon ordinateur. La situation sera bien différente en voyage bien sûr.
Je vous ai fait un petit tableau récapitulatif du nombre de fichiers qu’il est possible d’enregistrer sur votre carte mémoire selon la taille du capteur. Attention, ce n’est qu’à titre indicatif, car la taille des fichiers varie selon les appareils (même à taille de capteur égale), et aussi selon les images. C’est juste pour vous donner une idée.

Les vitesses de lecture et d’écriture (et les classes)

Autant pour la capacité vous parvenez en général à choisir assez facilement, mais pour la vitesse c’est plus compliqué, car les prix peuvent varier du simple au triple selon la vitesse, et en plus c’est dans ce domaine que les constructeurs ont décidé d’écrire de manière totalement cryptique. Pierre de Rosette, donc.
Il y a 2 choses à considérer :
  • La vitesse de lecture, qui influence la rapidité à laquelle les fichiers seront copiés sur votre ordinateur. Ça peut être assez important, mais ce n’est pas dramatique si vos fichiers mettent 15 minutes à se copier : vous pouvez toujours faire autre chose en attendant.
  • La vitesse d’écriture, qui influence la rapidité de l’enregistrement des images sur la carte. Elle sera très importante en mode rafale et en vidéo.
Les indications sur les cartes se réfèrent à la vitesse d’écriture, mais de plusieurs manières différentes :
  • La plus simple est d’exprimer l’indice de vitesse en Mo/s, par exemple 30 Mo/s ou 60 Mo/s. Par exemple si le poids de vos fichiers RAW est de 30 Mo, une carte avec un débit de 30 Mo/s pourra en enregistrer un par seconde, et ainsi de suite. C’est assez intuitif.
    Exprimée ainsi, c’est la vitesse maximale qui est donnée. C’est important de le dire, car ce débit peut aussi être inférieur. En pratique, le débit observé est relativement proche de la vitesse maximale en enregistrement de photos.
  • Une équivalent à cet indice en Mo/s est la vitesse exprimée en “x”. C’est la même chose, sachant qu’1 X = 0,15 Mo/s. Ci-dessous un tableau de conversion entre les deux 😉
    Vitesse (Mo/s)3040456090120150
    Taux (X)2002663004006008001000
  • Les classes 4, 6, 10 et UHS-1 carte mémoire appareil photo
    Les classes 4, 6, 10 et UHS-1
    Un dernier hiéroglyphe est présent sur les cartes SD uniquement, c’est la classe, qui se présente sous la forme d’un chiffre encerclé. Elle indique le débit minimal (et non maximal comme les 2 précédents), dans la pire des situations possibles.
    Une carte de classe 2 correspond à un débit minimal de 2Mo/s, et une carte de classe 10 à un débit minimal de 10 Mo/s, tout simplement. Cette mesure est plutôt pertinente pour l’enregistrement de vidéos.
    Notez que depuis peu est apparue la technologie nommée “UHS-1”, et avec elle un nouveau symbole (comme s’il n’y en avait pas assez comme ça !). Vous aurez simplement un chiffre non plus dans un cercle, mais dans un U. Pour l’instant il n’y a qu’une classe UHS-1, aussi rapide qu’une classe 10 classique. La différence est que la technologie n’est pas la même, et donc que certains appareils ne sauront pas l’utiliser. Vérifiez dans votre manuel !
Cela dit, la vitesse affichée est théorique, et il est utile de savoir quels sont les débits réels. Vous pouvez le savoir pour un bon nombre de reflex Canon et Nikon sur le site de Rob Galbraith. C’est en anglais, mais il suffit de sélectionner votre appareil photo dans la liste en haut, et vous verrez les modèles de cartes classés par vitesse d’écriture réelle. Un outil très utile pour choisir la meilleure carte disponible pour votre appareil.

Concrètement, comment choisir ?

Là j’imagine que vous avez bien compris les différents hiéroglyphes, mais que vous vous demandez encore quelle est la bonne vitesse pour vous.
Tout d’abord, il faut savoir que les appareils sont limités en vitesse d’écriture, et donc qu’il ne sert à rien de prendre une carte très haut de gamme qui écrit à 90 Mo/s si votre appareil ne peut pas atteindre ce débit. Ici, c’est en fait du simple bon sens : plus vous avez un boîtier haut de gamme avec des rafales rapides et des fichiers RAW lourds, plus il faut prendre une carte rapide.
De façon très indicative, voici mes conseils :
  • Pour un compact ou un bridgeune carte de classe 4 devrait suffire largement.
  • Pour un reflex ou un hybride d’entrée/milieu de gammeune carte de classe 6 suffira.
  • Pour un reflex haut de gamme et pour la vidéoprenez une classe 10. Sachant que la plupart des reflex hauts de gamme ont des cartes CF. Dans ce cas, ne lésinez pas si vous utilisez la rafale et/ou la vidéo : vous n’avez pas dépensé 1000 ou 2000€ dans un appareil pour grappiller 30€ sur une carte mémoire, c’est ridicule. Prenez une bonne carte.
    Si vous n’utilisez pas la rafale, vous pouvez vous permettre de prendre un petit cran en dessous, mais pas non plus une carte pourrie d’entrée de gamme.

La marque

Les 2 meilleures marques sur le marché sont Lexar et Sandisk, sans le moindre doute. Elles sont à la fois les plus rapides et les plus fiables. Elles proposent vraiment une gamme étendue, des cartes d’entrée de gamme destinées aux compacts, jusqu’aux cartes CF extrêmement rapides destinées aux reflex à plusieurs centaines d’euros.
Comme vous trouverez forcément votre bonheur chez l’une de ces 2 marques, je ne vois pas vraiment de raison à aller chercher des cartes ailleurs. Si vous insistez, prenez des Kingston ou Transcend à la limite, mais par pitié pas des cartes “no name” (avec des marques un peu exotiques ou celle du magasin). Le risque est peut-être faible, mais le jour où vous perdrez vos photos parce que la carte buggera, vous regretterez d’avoir économisé 5 ou 10€ 2 ans plus tôt 😉

Entretenir et utiliser ses cartes mémoire

Les bonnes pratiques

Il y a plusieurs bonnes pratiques à adopter avec les cartes mémoires. Ça peut paraitre évident à certains, mais je sais que c’est un rappel utile.
  • Ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier
    Il est plus sécurisant d’avoir plusieurs cartes mémoire de “petites” dimensions qu’une seule carte gigantesque. Ainsi, si jamais elle a un souci, vous ne perdez pas toutes vos photos, mais seulement une partie.
    N’allez pas non plus dans l’extrême inverse en ne prenant que des cartes de 4 Go si vous devez en changer toutes les 30 minutes, et rater de bons moments à photographier à cause de ça. Là encore, tout dépend de votre pratique 😉
  • Prenez soin de votre carte
    appareil photo carte mémoireÇa paraît évident, mais évitez de l’exposer à la poussière, aux liquides (comme les Gremlins :D), et ne mettez pas vos doigts gras en contact avec les parties électriques (les contacts dorés que vous voyez sur la photo ci-contre).
  • Formatez la carte dans l’appareil
    Il y a plein de manières de vider une carte de ses images, mais une seule est la bonne : la formater dans l’appareil. N’effacez pas les photos sur l’appareil une à une, ni sur l’ordinateur, et ne formatez pas la carte sur l’ordinateur non plus.
    Faites-le aussi si la carte est neuve avant sa 1ère utilisation, et si vous la changez d’appareil (en particulier d’une marque différente).
  • Un peu de patience
    Ne retirez pas la carte sans avoir éteint l’appareil d’abord. N’enlevez pas non plus la batterie sans avoir éteint l’appareil.
    En effet, tant que la petite lumière rouge clignote, ça veut dire que l’appareil écrit sur la carte mémoire. Il ne faut pas que le courant soit coupé avant que cette écriture soit terminée. Fort heureusement les appareils ont un dispositif de sécurité qui les empêche de s’éteindre s’ils sont en train d’enregistrer une image. Par contre, si vous enlevez la batterie ou la carte, c’est sayonara !
Ne vous inquiétez quand même pas trop : les cartes sont relativement solides, et vous ne devriez pas avoir de problème. Ça peut toujours arriver, mais c’est rare. Cela dit…

En cas de problème

  • Tout d’abord, pour éviter de perdre des photos (ce qui est souvent bien plus grave que de perdre la valeur de la carte en euros), il faut sauvegarder vos images. Donc dès que vous rentrez chez vous, copiez les images sur le disque dur. Si la carte rend l’âme, vous aurez la majorité de vos images, ce qui ne sera pas le cas si vous le faites tous les 3 mois…
    Pensez aussi à ne pas formater la carte si vous n’en avez pas besoin : si jamais votre disque dur rend l’âme, vous aurez au moins toutes les photos qui sont dessus.
    Oh, et au passage, ne travaillez jamais vos images directement sur la carte mémoire, ça pourrait diminuer sa durée de vie.
  • Si la carte tombe dans l’eau
    NE PANIQUEZ PAS ! De façon assez étonnante, il est tout à fait possible qu’elle y survive. Séchez-la superficiellement avec un chiffon doux, et laissez la sécher à l’air libre (pas sur un radiateur). Quand elle est complètement sèche (attendez 1 ou 2 jours pour en être totalement sûr), tentez de la lire, il y a de grandes chances qu’elle fonctionne.
  • Si vous effacez des images accidentellement / s’il y a un message d’erreurEn cas de souci qui vous fait craindre de perdre des images, arrêtez tout et enlevez la carte de l’appareil. Ne faites plus aucune photo avec, au risque d’écrire “par-dessus” les images perdues (qui ne sont peut-être pas totalement effacées). Vous pourrez peut-être encore sauver vos photos grâce à des logiciels de récupération de données. Sandisk en propose un, et j’ai utilisé avec succès le logiciel Recuva pour récupérer des données sur mon disque dur, donc j’imagine que ça doit bien fonctionner aussi pour des cartes mémoires.

Comme promis, pour télécharger le mémo cartes mémoires avec les 2 tableaux de l’article, vous n’avez qu’à mettre votre prénom et votre mail ci-dessous pour vous inscrire à la newsletter. Si vous êtes déjà inscrit à la newsletter, le lien est dans le mail que vous avez reçu au sujet de cet article 😉
Recevoir mon mémo cartes-mémoires. 
J’espère que ce guide vous plaira : laissez un commentaire ci-dessous pour donner votre avis 😉

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