miércoles, 14 de febrero de 2018

Ne faites pas QUE prendre des photos … montrez-les !

Aujourd’hui j’accueille Régis Moscardini du blog Auxois Nature pour un article invité, dans lequel il vous parle de l’importance de montrer ses photos et de ne pas les garder pour soit 🙂 C’est donc lui qui s’exprime dans cet article, je lui laisse la parole !
Avant d’entrer dans le vif du sujet je remercie beaucoup Laurent de m’accueillir chez lui ! 🙂

La raison qui vous empêche de montrer vos photos

Vos photos sont prises avec vos tripes. Vous y mettez vos émotions, vos sentiments. Clairement, ce sont des petites parties de vous-même.
Je me suis donc souvent demandé pourquoi beaucoup de photographes ne publiaient pas leurs photos ? Pourquoi se refusaient-ils à les montrer au plus grand nombre ? Pourquoi ne profitaient-ils pas des fabuleux outils de publication dont on dispose sur le net aujourd’hui ?
Il est très probable que vous soyez dans ce cas.
J’ai bien réfléchi sur ça et j’en suis arrivé à une réponse assez tranchée. Ce qui retient une grande majorité de photographes de partager leurs photos ?
C’est la peur.
La peur d’afficher au grand jour ce que vous faites. Ce que vous êtes.
Vous trouvez que j’y vais trop fort ? Laissez-moi vous raconter une petite anecdote. Pas photographique pour le coup, mais sportive.
J’ai passé plus de 10 ans à jouer au volley-ball. À un très bon niveau. Lors d’un match hyper important pour l’accession à la division supérieure, toute l’équipe doit jouer le match de sa vie. Chaque joueur se doit donner le meilleur de lui-même.
Malheureusement c’est tout le contraire qui se passe.
On joue mal. Très mal. Pourtant, les entrainements précédents ce match étaient top et on venait d’enchainer plusieurs victoires de rang.
Sauf que là … c’était LE match.

La mouette, c’était eux et l’avocette, c’était nous ! 🙂
Le coach (un sacré personnage) demande un premier temps mort. Ses consignes sont tactiques. On repart sur le terrain. Pas mieux avec le premier set perdu.
Le deuxième set commence comme le premier avait fini : mal.
Les consignes du coach sont cette fois-ci orientées techniques. Rien n’y change. On se fait battre comme des bleus.
Intrinsèquement, nous étions aussi bons que nos adversaires. Donc on ne devait pas se faire malmener comme ça.
Evidemment, on perd le 2ème set (pour les moins sportifs d’entre vous, un match de volley-ball se gagne au meilleur des 3 sets).  On se dirigeait tout droit vers une défaite cuisante.
C’est pendant la pause entre le 2ème et le 3ème set que tout a basculé. Notre coach trouve le mal qui nous hante depuis le début.
La peur.
Nous avions peur de perdre ce match ! Et la peur, ça paralyse. Ca inhibe les actions et les prises de décisions.
Je me souviens comme si c’était hier de son coaching à ce moment précis du match. Et d’une phrase qui m’a marquée à tout jamais.
 » Vous avez peur de quoi les gars ? Hey !! Peur de quoi ? De perdre un match de volley ? La peur c’est quand un train vous arrive droit dessus sans pouvoir bouger ! Ça c’est avoir peur ! »
(je vous passe les quelques jurons placés entre les phrases)
Grâce à cette énorme causerie du coach, nous sommes revenus à 2 manches partout. Vu notre entame catastrophique, c’était inespéré !
Adrénaline, euphorie, sont les deux mots qui me viennent à l’esprit pour qualifier notre remontée fantastique. Nous étions sur un nuage. La magie du sport en quelque sorte !
Nous voilà donc à deux sets partout.
Dans pareil cas au volley, le match se joue au jeu décisif. Le premier à 15 points est déclaré vainqueur. Très peu de points à marquer pour gagner. Ça va très vite. En quelques minutes, une équipe peut avoir 5 ou 6 points de retard.
Si ça arrive, c’est plié.
C’est malheureusement ce qui s’est passé. Nous avons laissé tellement d’énergie, tellement d’influx nerveux dans notre folle remontée que notre entame de tie-break fut horrible. Et nous n’avons jamais pu rattraper notre retard.

Nous étions aussi fatigués que ce renard à l’entame du 5ème set
Inconsciemment, je crois que notre victoire était le retour à 2 partout. Match perdu donc. Malgré les temps morts et d’autres discours incroyables du coach.
Je ne sais pas quel souvenir mes coéquipiers ont gardé ce ce match. Le mien est calqué sur cette fameuse phrase écrite plus haut. Elle me sert encore aujourd’hui.
Pourquoi je vous parle de ce match ? Quel rapport avec la photo ?
C’est simple.
Il n’y a absolument aucune raison d’avoir peur de montrer vos photos au monde entier.
Et ça, c’est une excellente nouvelle.

Un public attend forcément vos photos

Le photographe que vous êtes n’est donc pas condamné à laisser ses photos moisir dans l’ordinateur. Il y aura toujours un public pour les apprécier. Toujours. Je ne connais pas un seul contre-exemple.
Même si vous pensez dur comme fer que ce que vous faites ne mérite pas d’être publié. Je le sais d’expérience.
Aujourd’hui, avec plus de 250 articles rédigés, 14500 abonnés à la newsletter et près de 700 visiteurs par jour, Auxois Nature est devenu le 1er site en France pour apprendre la photo animalière.
Autant vous dire que je reçois tous les jours des mails de photographes débutants.
Beaucoup d’entre eux me demandent mon avis sur leurs photos et finissent très souvent par me dire des trucs comme :
« je me dis à quoi bon montrer mes photos quand on voit ce que d’autres font de magnifique. »
« je juge mes photos et je me dis qu’elles ne sont pas assez bonnes, je suis toujours convaincu que cela n’intéresse personne. »
Bon. Remettons les choses à leur place. Je vais vous démontrer pourquoi vous devriez arrêter de penser des choses comme ça.

Un pic épeiche en pleine phase d’atterrissage.

Arrêtez de comparer vos photos à celles des autres

En 2017, il y a 11,8 millions d’utilisateurs actifs en France sur Instagram, le réseau social de photographies. J’ai un compte Instagram. J’y publie mes photos tous les jours.
Mais je ne me contente pas de poster mes images, c’est aussi un endroit parfait pour suivre des photographes que j’apprécie.
Parmi eux, il y a le compte de Chris Burkard. Ce qu’il fait est prodigieux. 100 000 fois mieux que ce que je fais. Chacune de ses photos publiées sur Instagram récolte entre 60 000 et 100 000 J’aime. Ça en donnerait le tournis.
Mais pourquoi cela m’empêcherait de poster mes propres images ? Je ne montre pas mes photos pour les mettre en comparaison avec celles des autres.
Je les montre pour ce qu’elles sont. Parce qu’elles me plaisent, à moi, d’abord et avant tout.
Donc l’argument qui est de dire à quoi bon montrer ses photos quand on voit ce que font les autres est à mettre au placard.

Une place pour chaque photographe

Bon, il y a maintenant l’autre argument consistant à dire que vos photos n’intéresseront personne.
Selon une Étude CREDOC de 2016, il y a 87 % des français de plus de 12 ans qui se connectent à internet. Ça fait grosso modo 50 000 000 de personnes.
50 000 000 de français tous les jours sur internet.
C’est vrai, il n’y a pas 100 % de photographes parmi eux. Allez, disons que 2 % ont un attrait pour la photo. Ce qui donne quand même 1 million.
Croyez-vous sérieusement qu’aucune personne parmi ce million d’internautes n’apprécierait pas vos images?
Je ne publie pas mes photos pour que des millions de personnes les aiment. Je les publie parce que je sais que quelques unes vont les apprécier. Et ça me suffit.
Ne voyez-vous pas l’excellente nouvelle poindre le bout de son nez ?
Chacun et chacune peut avoir sa place sur le web ! Mettez-vous ça en tête une fois pour toute. Internet est si vaste qu’il est im-po-ssi-ble qu’une photographie reste ignorée.

Partager, publier … ok, mais où ?

Maintenant que je vous ai démontré (et j’espère convaincu) que vos photos avaient toute leur place sur le net, vient cette question :
Comment faire ?
Oui, où publier vos photos pour qu’elles soient vues. Facebook ? Instagram ? Flickr ? 500 px ?
Je vais vous dire sincèrement ce que je pense du réseau social numéro 1 pour les photographes : Facebook. C’est un formidable outil pour promouvoir les photos de tous les photographes du monde. Quels qu’ils soient.
Il n’y a pas mieux sur internet pour remplir cette fonction géniale : le partage.

Qui sait ? Ce phoque veau-marin est peut-être en train de partager un truc avec son pote !
Rendez-vous compte. Il suffit de quelques heures pour qu’une photo soit vue et partagée des dizaines, des centaines voire des milliers de fois.
Mon avis ? Tout photographe devrait avoir une page Facebook pour son activité photo. Amateur, professionnel, peu importe, là n’est pas le sujet.
Vraiment, quel dommage de se priver de l’accès à des milliers de passionnés photo réunis au même endroit !
Chacun peut d’ailleurs avoir un but différent sur Facebook. Vous pourriez l’utiliser 


l’instant, postez un commentaire si vous avez des questions venvoyez-moi les photos que vous faites avec un commentaire sur la photo

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