miércoles, 14 de febrero de 2018

Pourquoi j’ai choisi un hybride ?

Il y a plus d’un mois, j’ai acheté un hybride micro 4/3, étant pourtant déjà équipé d’un reflex, et sans pour autant revendre ce dernier. Comme j’ai beaucoup de questions par mail sur la pertinence de se tourner vers les hybrides à la place ou en complément des reflex, j’ai décidé de revenir sur ce choix, avec un peu de recul, de l’expliquer, tout en essayant de vous guider : est-ce fait pour vous ou non ?
Tout d’abord, j’ai eu plusieurs mails de personnes se demandant si j’allais bien, vu l’absence d’articles ces derniers temps, et si j’étais juste en vacances ou si j’étais passé sous un bus à impériale ! Merci de vous inquiéter pour moi, mais tout va bien !:D
En gros c’est un mélange d’emploi du temps très chargé (notamment avec la formation), et de vacances bien méritées, pendant lesquelles j’ai pu tester mon hybride justement.
Ceux qui ont suivi mon Flickr ont pu voir quelques photos prises avec cet appareil, et aussi que je n’étais pas mort 😛

Pourquoi j’ai ajouté un hybride à ma besace

Plus sérieusement, j’étais très content de mon reflex dans pas mal de situations, et je ne m’en séparerais pas pour mon domaine de prédilection : la photo de concert. (J’ai même acheté un 7D ;D)
Mais une chose me frustrait dans le reflex, à savoir son principal désavantage : son encombrement. Disons-le, un reflex n’est ni léger, ni petit, ni discret. Et en même temps, il n’est pas fait pour ça, c’est bien normal.

Or, j’avais envie de prendre mon appareil photo avec moi au quotidien, et il faut bien le dire, avec un reflex ce n’est pas vraiment facile. On le fait parfois, en se forçant un peu, et puis au final on sort sans appareil photo la plupart du temps.
Et puis pour ce qui est de partir en vacances avec un reflex et 3 objectifs, c’est de suite encombrant, surtout pour des courts séjours où on pourrait voyager léger. Bref, j’avais envie de quelque chose de compact et léger.

Alors il y avait l’option compact classique qui tient dans la poche, mais ayant été élevé à la sauce reflex (mon premier appareil), je ne pouvais pas faire sans les possibilités créatives qu’offre un grand capteur, notamment en termes de profondeur de champ. Je ne me voyais vraiment pas me passer de la possibilité d’avoir un joli flou d’arrière-plan.
Donc, exit les compacts !

Le marché des hybrides se développe déjà depuis quelques années, mais il arrive maintenant à maturité, avec plusieurs boîtiers crédibles, et la question peut se poser : est-ce que les hybrides sont aujourd’hui une alternative crédible aux reflex ? Et bien, la réponse est oui, mais ça dépend (encore une fois) des besoins ! Comme ce n’est pas encore forcément clair pour tout le monde, je reçois beaucoup de questions là-dessus, c’est pourquoi j’ai tenu à expliquer mon choix et donne de premiers retours.

En effet, les hybrides possèdent un capteur un peu plus petit voire aussi grand que certains reflex, et donc permettent d’avoir des profondeurs de champ équivalentes. De plus, un grand capteur signifie aussi une plus grande facilité pour monter dans les ISO sans trop de bruit, et donc de plus grandes possibilités en basse lumière.
Bref, une petite taille tout en gardant une bonne qualité d’image et des capacités créatives importantes. Clairement, c’est ce qu’il me manquait !

Un hybride, oui mais lequel ?

Panasonic GX1 + 20mm f/1.7 hybride
Panasonic GX1 + 20mm f/1.7
Alors une fois qu’on se décide pour un hybride, se pose la question duquel. Car le marché est déjà pas mal rempli, et il peut être difficile de s’y retrouver. Cet article n’a pas vocation à être un guide d’achat d’un hybride, mais à vous expliquer pourquoi mon cœur a fini par balancer pour le Panasonic GX1 (digne successeur du GF1).

Mes critères principaux étaient : un grand capteur, et un appareil compact et ergonomique, avec une réactivité suffisante, et les indispensables comme les modes PASM et le format RAW bien entendu. Comme c’était un peu une expérience et que je ne savais pas dans quelle mesure ça allait me satisfaire, je ne voulais pas non plus mettre 1500€, et mon budget était autour de 700-800€. Voilà pour mes besoins et contraintes (ce par quoi il faut toujours commencer dans le choix du matériel).

Tout d’abord, mon premier filtre était la taille du capteur : le marché des hybrides propose tout d’abord des boîtiers à capteurs APS-C (aussi grand que celui de la plupart des reflex), comme les Sony NEX, ainsi que les Fujifilm X100 et XPro-1. Les Sony NEX ont leur propre gamme d’optiques, déjà assez étendue, le Fujifilm X100 a une optique fixe (non interchangeable, bien que de qualité et lumineuse), et le XPro-1 a 3 excellentes focales fixes.

Comme les capteurs APS-C sont les plus grands sur le marché des hybrides, j’ai commencé par là. Les Fujifilm avaient un look attirant et d’excellentes critiques, mais je les ai assez rapidement éliminés : le XPro-1 était largement au-dessus de mon budget, et je ne pouvais pas changer l’optique du X100, or j’aime bien avoir cette possibilité pour pouvoir adapter l’appareil à ma pratique photo si besoin.

J’ai beaucoup lorgné sur un NEX, dont le boîtier est très fin. Cela dit, les optiques sont encore franchement encombrantes à mon goût, même les focales fixes lumineuses. Il y aurait eu un ou deux « pancakes » (des optiques très peu épaisses), j’aurais probablement craqué sur un NEX. Mais un de mes critères était la compacité du couple objectif/boîtier, et là ce n’était pas suffisant pour moi.


J’avais donc éliminé les appareils à capteurs APS-C, et il me fallait choisir parmi les appareils à capteur micro 4/3, plus petit mais qui reste d’une dimension suffisante pour obtenir de faibles profondeurs de champ. Les Nikon 1 et Pentax Q étaient exclus d’office pour cause de grosse blague en termes de taille de capteur.
J’ai pas mal hésité à me résoudre pour un micro 4/3, car je préfère les proportions 3/2 pour mes images : je trouve le format 4/3 un peu « mou », et ça m’embêtait. Heureusement, certains hybrides proposent de shooter directement en 3/2, voire en format carré ! (Joie ! :D)
Olympus OM-D EM-5
Olympus OM-D EM-5
L’avantage du format micro 4/3, c’est que Panasonic et Olympus se le partagent, et donc que le parc d’optiques est plus important, d’autant plus que Sigma se met également à construire des optiques compatibles. Mon choix de boîtier n’était donc pas restreint par le parc optique, le plus important chez les hybrides : quelque soit le boîtier micro 4/3, je trouverais mon bonheur en termes d’optique.
Lors de mes recherches, l’Olympus OM-D EM-5 venait de sortir et occupait les news, et il faut bien le dire qu’il remporte toutes les éloges. C’est probablement l’un des meilleurs hybrides actuels, mais il était à la fois hors budget et pas assez compact pour moi.

Panasonic propose en gros trois gammes :
  • Les GF qui sont compacts, possèdent les modes PASM mais sans accès par une molette des modes, indispensable pour moi → non !
  • Les G qui ne sont pas assez compacts → non !
  • Le GX1 (successeur du GF1) qui était à la fois compact et destiné aux utilisateurs « avancés »
Chez Olympus, il restait les modèles PEN, compacts et destinés aux utilisateurs avancés.

En termes d’optique, comme je voulais quelque chose de très compact, et lumineux bien sûr (à la fois pour obtenir de beaux modelés et pour travailler en basse lumière), il me fallait me tourner vers une optique dite « pancake ». J’avais grosso modo le choix entre le Panasonic 14mm f/2.5 (équivalent 28mm en 24×36), l’Olympus 17mm f/2.8 (équivalent 34mm en 24×36), et le Panasonic 20mm f/1.7 (équivalent 40mm en 24×36).
De façon assez logique, mon choix s’est porté sur le Panasonic 20mm f/1.7, le plus lumineux des 3, et aussi la plus longue focale (je suis un habitué des courts téléobjectifs, alors 14mm était clairement trop grand-angle pour mon usage). De plus, le 20mm f/1.7 est reconnu comme une des meilleures optiques pour micro 4/3, et à raison !

Après lecture de quelques tests (GX1 à l’autofocus plus rapide) et essais des boîtiers en magasin (j’ai préféré la prise en main du GX1), je me suis tourné vers le GX1.
Panasonic GX1 hybride
Je l’ai acheté d’occasion à moins de 1000 déclenchements, à quelqu’un qui n’avait pas pu s’habituer à la visée par l’écran. Maintenant que je vous ai bien expliqué mon choix, voyons ce que j’en pense après 1 gros mois d’utilisation !

Alors, heureux ?

Un appareil discret, anodin

Laurent Breillat photo Anne-Laure JacquartLa première fois que j’ai sorti l’appareil, c’est en allant à une soirée. Je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de voir la réaction des gens, s’ils auraient aussi peur du boîtier que d’un gros reflex. On m’a dit, entre autres « c’est un bridge ça ? » (ah non, pas vraiment !) Les gens étaient curieux (un nouveau gadget technologique !), mais aussi beaucoup moins méfiants. J’ai pu prendre pas mal d’images discrètement, sans que mes sujets me voient.

Cet appareil est non seulement discret, mais j’irais même jusqu’à dire anodin. Il ne fait pas « pro ». Les gens ne pensent pas qu’on puisse « faire de la photo » avec, et donc ne s’en méfient pas plus que du 1er compact à 80€ venu. Et c’est vraiment un très gros avantage.
J’ai pu le constater plusieurs fois par la suite avec des amis, à la fois en volant quelques clichés sans prétention (ce qui peut toujours être amusant, c’est ça aussi la photo !), et aussi en réussissant quelques portraits (que je ne publierai pas, ils sont personnels évidemment).
Souvenez-vous, je m’étais fait prendre moi-même avec Anne-Laure Jacquart quand on a préparé l’interview en préalable à la formation Devenez un Photographe Accompli.

Le seul petit défaut en termes de discrétion, c’est le bruit au déclenchement, encore bien audible. Mais de toute façon pas plus qu’un reflex, donc bon ce n’est pas si grave, et puis une fois que la photo est prise c’est bon ! 😀

Un appareil vraiment léger et compact


Je suis ensuite parti en vacances, dans le Massif Central et à Londres (oui, ça change !), et comme ce n’était que pour quelques jours à chaque fois, j’ai décidé de tester le couple GX1 + 20mm f/1.7 dans ce contexte. Et il faut bien dire que ça change la vie ! Comme il ne pèse rien, on l’emmène partout, même si on marche longtemps, et la focale fixe a évidemment les bienfaits de toute focale fixe : vous obliger à bouger et trouver le meilleur point de vue.Les jours suivants, je me suis retrouvé à l’emmener un peu partout avec moi, à la moindre sortie, ce qui m’a donné l’occasion de faire quelques photos intéressantes en rue (domaine qui m’a toujours attiré), notamment celle que vous voyez à gauche, et qui a fait l’explore de Flickr, à ma grande surprise !
J’ai donc ramené un certain nombre de photos qui me plaisent que vous pouvez voir ici, et en plus de ça j’ai pu m’habituer à l’appareil, à l’angle de vue proposé par cette focale (je « vois » maintenant en 40mm :P), et je vais aussi pouvoir vous dire ce qui me plaît et ce qui me plaît moins sur l’appareil.

l’instant, postez un commentaire si vous avez des questions venvoyez-moi les photos que vous faites avec un commentaire sur la photo

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