martes, 13 de febrero de 2018

Quels logiciels gratuits ou payants utiliser ?

Quel logiciel de retouche photo choisir ?





Un peu comme la question du matériel, celle-ci revient souvent : que faut-il choisir comme logiciel pour retoucher ses photos et les sublimer ? Quelles différences entre eux, les gratuits sont-ils crédibles, si oui lesquels, et Photoshop est-il un outil indispensable à mon arsenal de photographe ?
Ce sont des questions légitimes, car quand on y connaît rien et que l’offre est pléthorique, autant dire que c’est un véritable labyrinthe pour choisir le bon logiciel, et décider si on souhaite payer ou pas.
Notez que j’utilise le terme « retouche » de manière très générique dans le titre, dans le sens de « toute modification qu’on fait sur l’image », mais que dans la pratique je préfère distinguer le développement de la retouche photo proprement dite. Mais j’en reparle plus bas 🙂
Je vais vous donner des noms rapidement, mais avant ça il faut définir nos besoins : de quoi a-t-on réellement besoin comme outils en tant que photographe ? Avant tout de 2 outils indispensables, et éventuellement d’un troisième facultatif. Ça va déterminer quels programmes sont nécessaires et comment les choisir.

3 types de fonction pour le photographe

Le développement RAW

C’est LA fonction principale dont vous avez besoin en tant que photographe : pouvoir développer vos fichiers RAW dans un logiciel. Quand je dis développer, j’insiste sur le terme : il s’agit ici de réglages qui s’appliquent en général globalement à l’image, et sont assez subtils et simples à mettre en place, en bougeant simplement quelques curseurs : ajuster la balance des blancs, le contraste, la saturation, les couleurs, jouer sur la netteté et diminuer le bruit.
Il s’agit donc ici de sublimer son image en lui donnant le peps nécessaire qu’on n’arrive pas à avoir en JPEG, mais pas de faire des modifications lourdes, comme supprimer certains éléments d’une image.

Le tri, le classement et le catalogage

Quand on fait de la photo avec passion, et surtout en numérique, on se retrouve rapidement avec beaucoup de photos. Vraiment beaucoup. Pour retrouver les meilleures et ne pas passer 2 heures à réunir le best of de ses dernières photos de vacances (parce que Tatie Jeannine se lasse au bout de 15 photos, et à la centième elle dort déjà :D), il faut adopter un système pratique qui permette de s’en sortir.
À mon sens, il doit être capable de faire plusieurs choses :
  • Afficher simplement et en grille les photos selon le dossier dans lesquelles vous les avez classées.
  • Les trier selon plusieurs critères pertinents (date, matériel utilisé, données EXIF c’est-à-dire l’ouverture, la vitesse, les ISO et d’autres choses, etc.).
  • Faire un premier tri parmi les photos : celles assez bonnes pour être travaillées (développées), et celles qui ne le sont pas assez.
  • Noter les photos suffisamment finement pour retrouver les meilleures en quelques secondes.
  • Leur attribuer des mots-clés pour retrouver aisément des photos qui vous intéressent
Ça peut vous paraître anodin maintenant, surtout si vous commencez, mais ça devient très rapidement indispensable, et je vous conseille de commencer dès que possible à faire ça, sinon vous allez vous retrouver avec des dizaines de milliers de photos à trier d’un coup.

La retouche locale

Je fais bien la distinction avec le développement, et volontairement, car on utilise pas forcément les mêmes outils pour ça : la retouche locale consiste à modifier seulement une partie de l’image. Elle a plusieurs niveaux : on peut simplement retoucher différemment des zones de l’image, ou à l’inverse passer 3 heures à retoucher un par un les cheveux sur une photo de portrait. Avec tous les intermédiaires possibles évidemment 🙂
Dans la majorité des situations et pour un usage amateur, vous n’aurez que peu ou pas besoin de faire de la retouche locale. À mon sens, voici les principales choses que vous aurez besoin de faire parfois (pas tout le temps) :
  • appliquer des réglages différents à 2 zones de l’image, typiquement le ciel et le sol par exemple
  • mettre en valeur un sujet en lui appliquant des réglages différents (en termes de luminosité notamment)
  • retoucher quelques détails gênants : enlever des poussières sur le capteur, dissimuler quelques boutons, éliminer un élément gênant (un câble électrique)
  • faire quelques retouches beauté : illuminer les yeux, blanchir les dents, adoucir un peu la peau
Et c’est à peu près tout ce dont vous aurez besoin dans votre pratique photo quotidienne, pour la majorité d’entre vous.

Faut-il 3 logiciels ?

En lisant ça, vous pourriez craindre que 3 logiciels soient nécessaires en tant que photographe, chacun pour sa fonction. En réalité, ces fonctions sont parfois regroupées dans un seul logiciel, ce qui permet de réduire le travail, de simplifier les choses et de ne pas jongler entre plusieurs outils différents, chacun avec leurs codes.
Seulement voilà, en général plus c’est pratique, plus c’est demandé, plus c’est cher 🙂 N’espérez pas trouver de solution tout-en-un gratuitement. Mais rassurez-vous, l’espoir n’est pas perdu 🙂

Lightroom, le tout-en-un idéal pour le photographe

Vous en avez sans doute déjà entendu parler : Adobe Lightroom est un logiciel très connu pour les photographes. Je ne vais sans doute pas vous étonner si vous me suivez un peu : pour moi, c’est LA solution idéale pour les photographes. En effet, il inclut absolument tout dans un seul logiciel fiable et performant.
Autrement dit, au sein du même logiciel, vous pouvez à la fois trier vos photos, les développer, faire un peu de retouche locale si besoin, et à la fin cataloguer vos images avec des notes, des mots-clés, et même les exporter directement depuis le logiciel vers votre galerie en ligne préférée (Flickr, Facebook, 500px, etc.). L’ensemble de ces étapes est ce qu’on appelle le flux de travail. Pouvoir l’effectuer intégralement au sein du même logiciel est pour moi très précieux, et c’est pour ça que je recommande vivement Lightroom si vous êtes prêts à investir.
Interface de Lightroom
Bref, il fait tout, très bien, il est ergonomique et bien pensé, bref je ne vois pas de raison de ne pas l’adopter. Le seul hic, c’est qu’il est bien évidemment payant. Son prix a quand même pas mal baissé depuis les débuts, puisqu’il est proposé à environ 130€ en version seule, et 12€/mois avec le Creative Cloud Photographie (qui inclue Photoshop, que j’évoque plus bas). Vous pouvez l’essayer gratuitement pendant 1 mois sur le site d’Adobe, ce qui vous permet d’être sûr que vous avez bien envie de mettre cette somme 🙂

Un autre avantage d’utiliser le même logiciel que tout le monde, c’est que vous allez trouver des tonnes de tutoriels et vidéos explicatives sur le logiciel, ce qui aidera d’autant plus sa prise en main.
Son seul gros défaut à mon goût, c’est que les versions 5 (et suivantes) ne sont pas compatible avec Windows Vista et XP. Du coup, si vous n’avez pas de pc assez récent, vous ne pouvez pas en profiter. Si vous êtes dans ce cas, je vous propose des alternatives plus bas.
Il est compatible Windows et Mac, mais malheureusement pas Linux.

Les solutions payantes

Si vous ne voulez pas adopter Lightroom pour une raison extravagante (par exemple si le patron d’Adobe a coupé votre main au sabre laser :D), mais que vous êtes quand même prêt à dépenser pour un logiciel, voici quelques alternatives pour les 3 fonctions dont nous avons besoin. Tout ce que je vous cite ici sont des alternatives crédibles (= de bons logiciels avec un bon rapport qualité/prix). Je ne m’attarderai pas longuement sur chacune, car le but de cet article est de fournir une solution simple à la question du choix du logiciel, pas de vous embrouiller en faisant un panorama complet des logiciels existants.
Précision : si certains logiciels ne sont pas présents, comme par exemple Digital Photo Professionnal ou Silkypix, c’est parce que je ne les juge pas assez avancés pour un faire un travail de post-traitement un peu poussé.

Le développement RAW

Pour ce qui est du développement RAW, il existe de nombreuses alternatives payantes crédibles.
DXO Optics Pro (Windows et Mac), notamment, est un excellent logiciel, particulièrement performant dans la correction des défauts optiques(distorsion, aberrations chromatiques, etc.), mais aussi en ce qui concerne le bruit et la netteté. Par contre, il ne propose pas de tri et catalogage avancé, ni de retouche locale. Il est proposé à 150€ environ en édition Elite.
Interface de DXO Optics Pro


Aperture est également une solution tout à fait crédible, mais compatible uniquement Mac, puisque proposée par Apple. Proposé à 70€, il fait bien le boulot de développement RAW pur et dur. Il a l’avantage de bien s’intégrer avec iPhoto, dont je parle plus bas. Cela dit, les mises à jour pour prendre en charge les nouveaux boîtiers du marché tardent parfois un peu à venir apparemment, si j’en crois les témoignages de certains (je ne l’utilise pas moi-même cela dit).
Mise à jour : Apple a désormais abandonné Aperture, il ne constitue donc plus une alternative. Si vous l’avez déjà, vous pouvez le garder encore un peu, mais il ne sera plus mis à jour, donc il va falloir aller voir ailleurs très bientôt 🙂
Interface de Apple Aperture


Nikon Capture NX 2 (Windows et Mac), proposé à 150€, est évidemment uniquement compatible avec les boîtiers Nikon. Sa particularité est l’utilisation de la technologie des « U points », pratique et intuitive, mais qu’on commence à retrouver dans d’autres logiciels, comme les plugins de Nik Software, disponibles pour Lightroom. Ça va sans dire, si vous avez un autre boîtier qu’un Nikon un jour, vous devrez changer de logiciel, ce qui est quand même un sacré handicap
Capture One et PaintShop Pro X8 Ultimate sont aussi des alternatives crédibles.

Le tri, le classement et catalogage

Pour le tri, vous aurez besoin d’un logiciel dédié si vous décidez d’utiliser un développeur RAW qui ne fait pas cette fonction. La solution payante la plus adaptée est ACDSee (compatible Windows et Mac, en cherchant bien), qui va très loin dans les possibilités, mais peut-être même trop loin 🙂 Il propose également des outils de développement et de retouche, mais pas assez avancés par rapport aux outils proposés avant. Il est proposé à 77€.
Interface de ACD See 17


La retouche locale

Pour la retouche locale, c’est là que l’achat d’un logiciel dédié peut éventuellement se justifier. Si vous utilisez Lightroom, vous n’en aurez sans doute pas besoin, sauf si vous voulez faire de la retouche très lourde.
Le roi de la jungle est évidemment Photoshop, maître incontesté du domaine. Il dépasse largement les fonctions dont a besoin un photographe, et vous l’utiliserez sans doute à 10 % de ses capacités (e qui est déjà énorme). Il est maintenant disponible seulement à l’abonnement mensuel (ce qui a fait grincer pas mal de dents, à raison), pour 37€/mois. Il y a encore une offre qui peut être intéressante : Photoshop et Lightroom pour 12€/mois. N’oubliez quand même pas que l’abonnement vous enchaîne un peu 
Plus modeste, le petit frère de Photoshop, Photoshop Elements, permet de bonnes possibilités de retouche également, pour un prix plus modeste : 90 à 100€. La version 12 est compatible avec Windows jusqu’à XP, et Mac. Il inclut la possibilité de développer des fichiers RAW (grâce au module Camera RAW), et c’est donc une solution intéressante pour ceux qui ne peuvent pas installer Lightroom 5 car ils possèdent Windows XP ou Vista. Il a également un module pour organiser ses photos, qui reste cependant en retrait par rapport à Lightroom.
Les solutions gratuites
Éidemment, pour certains payer pour un logiciel n’est pas envisageable, et heureusement il existe des solutions gratuites crédibles. On me pose souvent la question : est-ce qu’elles sont aussi bien que les logiciels payants ? Le plus souvent, non : il n’y a pas de secret, on en a toujours pour son argent. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas obtenir de bons résultats avec ces logiciels. Simplement, ils ont forcément plus de faiblesses.

Le développement RAW

En termes de logiciel de développement RAW, je conseille clairement RawTherapee : il est multi-plate-formes(Windows, Mac et Linux), assez ergonomique et bien pensé, et délivre des résultats satisfaisants. Il n’est pas exempt de défauts non plus : le bruit est plus présent que chez ses concurrents payants, l’interface est un chouilla complexe par endroits (il faut juste ignorer les fonctions compliquées pour se concentrer sur l’essentiel), et il n’est pas très rapide. Malgré ça, ça reste une excellente alternative gratuite, très bien pour commencer le post-traitement.
Interface de RawTherapee



Il existe également le logiciel DarkTable : on m’en a dit tellement de bien que je suis obligé de le citer ici. Je l’avais testé personnellement il y a quelques années et il ne m’avait pas convaincu, mais il a apparemment beaucoup évolué depuis. Cela dit, il a quand même le gros défaut de n’être compatible que Mac et Linux, ce qui exclue d’emblée 90 % d’entre vous. Dommage !

Le tri, le classement et catalogage

La particularité des logiciels de développement gratuit est qu’ils ne proposent pas de fonction de catalogage du tout, ce qui oblige à utiliser un logiciel alternatif.
Le meilleur, et que je vous conseille les yeux fermés, c’est XnView : il est compatible multi plate-formes (Windows, Mac et Linux), propose toutes les fonctions dont vous aurez besoin, bref, si vous voulez un choix qui ne demande pas de réflexion, c’est XnView qu’il faut choisir.
Interface de XnView


Vous pouvez également utiliser Google Picasa (Windows et Mac), plus simple, ou iPhoto si vous travaillez sous Mac (qui a quand même le défaut de planquer un peu vos fichiers photo dans des dossiers introuvables apparemment, ce qui est un peu pénible si vous souhaitez les retrouver).

La retouche locale

Enfin, si vous souhaitez faire des retouches locales (enlever les yeux rouges, adoucir la peau, etc.), il y a un grand gagnant dans les gratuits : GIMP. Il est un peu moins simple ergonomiquement au premier abord, bien qu’il ait fait de gros progrès récemment (notamment avec le mode fenêtre seule, enfin), mais au final les fonctions restent similaires à Photoshop : calques, masques de fusion, et différents outils somme toute très classiques.
Il a l’avantage d’être assez populaire pour avoir beaucoup de tutoriels ou de vidéos dispos sur le net pour maîtriser l’outil. D’autant plus qu’il est assez complet, et que vous en utiliserez 10 %.
Interface de GIMP
 télécharger GIMP

Voilà, j’espère que cet article vous aura aidé à vous y repérer dans les différents logiciels et leurs fonctions. Ce n’est pas si compliqué, il suffit d’avoir le bon outil pour les bonnes choses. Il existe des solutions adaptées à toutes les préférences et toutes les bourses, mais si je devais finir par un conseil, c’est de tester ! Les logiciels payants proposent en général une version d’essai de 15 jours, qui vous permet de vous faire une idée et de savoir si vous voulez dépenser pour vous payer le logiciel ou non. Mais attention, si vous testez un logiciel excellent

l’instant, postez un commentaire si vous avez des questions venvoyez-moi les photos que vous faites avec un commentaire sur la photo

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